Janvier 2025

Modification du droit de visite et d'hébergement dans l'intérêt de l'enfant
Dans une récente décision, le juge aux affaires familiales a prononcé la suspension du droit de visite et d'hébergement d’un père qui, bien qu’y étant autorisé, ne l’avait jamais exercé et adoptait un comportement menaçant.
Face à cette situation, la mère a engagé une procédure pour protéger ses enfants. En tant qu’avocate, j’ai accompagné ma Cliente dans la constitution d’un dossier solide, mettant en avant l'absence de lien entre le père et les enfants ainsi que les risques pesant sur eux. Sensible à ces éléments, la juridiction a estimé que l’intérêt des mineurs primait et a suspendu le droit de visite.
Cette décision rappelle que le droit de visite n’est pas un privilège, mais un droit subordonné au bien-être de l’enfant. Lorsqu’un parent représente un danger ou fait preuve d’un désintérêt manifeste, la justice peut adapter les modalités d’exercice de l’autorité parentale pour garantir la sécurité et la stabilité des enfants concernés.
Mars
2025

Détention provisoire ou contrôle judiciaire
Aujourd’hui, j’ai obtenu pour mon client un placement sous contrôle judiciaire, alors que le procureur requérait son incarcération en détention provisoire.
Grâce à une défense argumentée et rigoureuse, j’ai démontré que la détention n'était pas nécessaire en présence de garanties de représentation, et, au contraire, allait à l'encontre d'une bonne administration de la justice. Le juge a ainsi retenu une mesure alternative, permettant à mon client de rester libre sous contrôle judiciaire. Cette décision est essentielle : elle lui permettra de préparer sereinement sa défense en vue de son prochain procès, ce qui n'aurait pas été possible dans le cas d'une détention.
Ce résultat rappelle l’importance d’une défense engagée et efficace pour garantir une justice équilibrée et respectueuse des droits de chacun.
Mars
2025

Le partage de responsabilité en cas de violences
J'ai dernièrement pu assister un client confronté à une situation délicate. Ce dernier, excédé par de constantes provocations, a fini par commettre un acte de violence à l'encontre de son provocateur. En première instance, il a été condamné et jugé entièrement responsable du préjudice subi par la partie adverse.
Cette décision ne reflétant pas fidèlement la réalité des faits, il a interjeté appel puis m'a mandatée. Lors de l’audience d’appel, j’ai démontré que les provocations répétées avaient directement induit l’altercation.
La cour d’appel a retenu un partage de responsabilité entre les deux protagonistes. Cette décision est essentielle, car la part de responsabilité de la partie adverse limitera d’autant son droit à indemnisation.
Ce succès judiciaire illustre l’importance de défendre avec détermination les circonstances d’espèce et de ne pas accepter un verdict sans explorer toutes les voies de recours possibles.
Sept. 2025

Droit de visite et d'hébergement des grands-parents
J’ai récemment eu l’honneur d’accompagner des parents dans une affaire particulièrement délicate devant le juge aux affaires familiales. Les grands-parents de leur enfant avaient saisi la justice afin d’obtenir un droit de visite et d’hébergement particulièrement étendu. Or, ces grands-parents étaient en conflit ouvert avec les parents, et imposer à l’enfant un tel rythme aurait été source de tensions et de déséquilibre.
Dans mes écritures et lors de ma plaidoirie, j’ai insisté sur un point fondamental : l’intérêt supérieur de l’enfant. Le droit de visite et d’hébergement ne saurait être conçu comme une prérogative des adultes, mais comme une possibilité offerte à l’enfant de maintenir des liens affectifs lorsque cela lui est bénéfique.
Le juge a pleinement entendu ces arguments et a rappelé dans sa décison que ce droit est d'abord celui de l’enfant avant d'être celui des grands-parents. L’opportunité de son exercice doit toujours être appréciée au regard de l’équilibre et de la sécurité du mineur. Une victoire juridique, mais surtout une protection pour l’enfant.